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Episode 73: GameStop Paradise & Facebook oversight Board

Episode Summary

Dans cet épisode, Awa et Jeremy se posent pour parler de Gamestop et de la montée fulgurante du prix de son action, et du rôle de l'Oversight Board de Facebook

Episode Notes

Dans cet épisode, Awa et Jeremy se posent pour parler de Gamestop et de la montée fulgurante du prix de son action, et du rôle de l'Oversight Board de Facebook.

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L'affaire Gamestop

Oversight Board

 

Episode Transcription

Jeremy: La vérité sur l'affaire Gamestop.

Dans cet épisode, nous allons regarder ce qui se passe avec GameStop, la monté de son action de 5$ à un peu plus de 300$ en quelques jours et de pourquoi l'explication du petit investisseur qui mets sur la paille le méchant hedge fund est fausse bien que charmante à l'oreille.

Background. Qu'est-ce que GameStop? C'est une chaîne de magasins vendant des jeux vidéo. Si vous êtes en France, vous connaissez peut-être plus Micromania ? C'est eux. Nous sommes en 2021, l'achat de jeux vidéo se faisant majoritairement en ligne et le COVID étant aussi passé par là, on comprendra donc très vite pourquoi le prix de l'action descend depuis des années. On parle d'une descente de 40 dollars à 4-5 dollars, ce qui est loin d'être négligeable. Pourquoi le prix de cette action a réussi à monter aussi brusquement et pourquoi ça a mis dans la sauce un hedge fund.

Tout d'abord, tout le monde ne croit pas que GameStop est fini. En Septembre 2020, Ryan Cohen, l'ancien CEO de Chewy devenu investisseur après la vente de son entreprise pour quelques milliards voyait un avenir pour GameStop. Il possède littéralement 10% de la société. Pour lui, les finances de l'entreprise sont saines au vu de la situation actuelle et il est convaincu que GameStop est capable de devenir le amazon du jeux vidéo en pivotant sur le e-commerce et la location en ligne de jeux vidéo. Cette thèse est cohérente car Chewy, l'ancienne entreprise de Ryan était littéralement l'Amazon de la nourriture pour chiens.

Mais Ryan et les autres investisseurs qui croient en l'avenir de GameStop sont minoritaire. Face à eux, d'autres investisseurs misent sur la baisse du prix de l'action. Comment font-ils ? S'ils ont une action, ils peuvent la vendre immédiatement et la racheter plus tard à un prix plus faible. Le bénéfice étant la différence de prix. Si j'ai une action et j'estime que son prix va passer de 10 euros à 5 euros, je peux la vendre à 10 euros, attendre que le prix baisse et la racheter à 5 euros puis garder 5 euros dans ma poche. Mais le marché financier est beaucoup plus compliqué que ça. Je vous donne la version simple : Si j'ai envie de parier que l'action va descendre mais que je ne possède pas l'action, je peux demander à quelqu'un d'autres de me prêter l'action contre commission et une promesse de lui rendre l'action dans le futur.

Concrètement, j'ai 100 euros, je peux aller voir quelqu'un qui possède 1000 actions et lui dire "prête les mois durant 3 mois pour 100 euros." Cette personne qui possède ces actions se dit "Je n'en fais rien de ces actions, c'est 100 euros garanti pour moi, ça me va" et il me les prête. Je vends immédiatement les 1000 actions qui sont actuellement à 10 euros et j'ai 10 000 euros dans la poche. JE SUIS UN PUTAIN DE GENIE. 3 mois passe et je dois rendre les actions. Mais je ne les ai pas.

Situation n°1, j'avais le nez fin, l'action est passé à 5 euros, je rachète 1000 actions pour 5000 balles et je les rends. Tout le monde est content, je viens de gagner 5000 euros et le prêteur a récupéré les actions avec un petit bonus de 100 balles pour le prêt.

Situation n°2, l'action est passé à 11 euros, je suis légalement obligé de racheter les 1000 actions pour 11 000euros et je les rends. Je viens de perdre 1000 balles et le prêteur a récupéré les actions et il a toujours les 100 balles pour le prêt.

C'est ce qu'on appelle le "short selling" et si vous avez compris ce système, vous savez maintenant comment on peut gagner de l'argent en misant "contre" une entreprise et sans posséder d'actions. Dans la réalité, les produits financiers sont plus compliqués, ce qui fait qu'on peut se retrouver dans une situation cocasse comme celle qui nous intéresse. En Janvier 2021, 140% des actions disponibles aux investisseurs publiques étaient utilisé dans ce système de "shorting". J'ai bien dit 140%, soit plus que la totalité des actions disponibles. Comment est-ce possible ? Version simplifiée :

On me prête une action mais au lieu de la vendre sur les marchés et espérer pouvoir la racheter moins cher, je vais moi aussi prêter cette même action à quelqu'un qui pense aussi qu'elle va baisser. P-e plus vite, p-e d'une autre façon mais au final le résultat est le même : une même action est prêtée plusieurs fois ce qui fait qu'il est techniquement possible d'avoir plus d'actions shorté que d'actions disponible. Ce n'est pas un souci si l'action continue à descendre mais que se passe-t-il si l'action remonte ? Avant de répondre à cette question, analysons d'abord les risques. Si j'ai une action, j'espère qu'elle monte, au pire elle tombe à 0, mes pertes sont limitées à l'argent que j'ai investi. Si j'espère que le cours de l'action descend mais que le prix monte... Je peux perdre 2 fois, 10 fois, 1000 fois la mise, il n'y a pas de limite.

En gardant cette différence de prise de risque, lorsque l'action monte est que vous êtes en train de faire un short selling, vous allez vouloir racheter l'action et accepter la perte avant que ça empire... Mais vous allez acheter l'action au prix du marché donc créer plus de demander sur le marché... ce qui va faire augmenter le prix de l'action et donner envie à d'autres short seller de faire la même chose... C'est ce qu'on appelle un short squeeze : Afin de limiter les pertes, les short sellers ferment leur position, c'est à dire, rachete des actions ce qui fait monter le prix de l'action et motive d'autres short sellers à racheter racheter racheter.

Encore une fois, la réalité est bien plus compliquée, il existe tout un système d'acteur qui font de l'arbitrage mais nous ne sommes pas un podcast d'économie. Le point a gardé en tête c'est qu'à l'heure actuel, le squeeze n'est toujours pas fini : Il y a quasiment toujours autant de short seller, ce ne sont juste pas les mêmes. C'est compréhensible, il y a d'autant plus de chance que l'action finisse par baisser à 50 dollars qu'à 5. Ou 100 à 50. Ou 300 à 100. Et ironiquement, c'est cette réflexion qui fait que le squeeze continue et que le prix continue de monter.

Parlons maintenant de reddit et robinhood. Il existe pleins de communauté pour parler finance sur reddit. WallStreetBets est l'une d'elle. Au l'origine, cette communauté partageait les investissements les plus débiles qu'ils étaient capable de faire à travers cette nouvelle génération d'application de trading qui cherche à démocratiser l'accès aux marchés financiers. Robinhood est l'app la plus connue. Un utilisateur a partagé en 2019 sont investissement sur Gamestop de 53 000$. A l'époque, c'était clairement un point de vue... original. Il faisait donc parti des gens qui misent sur le succès de l'entreprise. Avec le short squeeze, il est devenu l'idole des jeunes, certains se mettant même à croire que c'est sa croyance sans faille qui a provoqué cette montée de l'action transformant son pari de 53 000$ en des dizaines de millions de dollars.

Comme d'hab., Elon Musk est venu sucer le buzz en twittant de la merde. L'action passant de 5$ dollars à 300$ en quelques semaines, Melvin Capital, un fond d'investissement a failli être sur la paille. Ils ont du lever des fonds spécifiquement pour éviter la banqueroute. Robinhood bloque sur l'application la possibilité d'acheter du GameStop, des listes de sociétés au même profil comme Nokia ou Blackberry tourne pour essayer de provoquer un short squeeze sur ces actions. Aux Etats-Unis, des milliardaires vont sur des plateaux pour faire ouin ouin la "retail money" (vous et moi, donc) elle est méchante ou pour dire "c'est ça le vrai marché financier, niquez vous les hedges funds AAAAAAH". Les hommes et femmes politiques commencent à s’intéresser à cette histoire. Y'a-t-il manipulation des marchés ? Est-ce que Robinhood a le droit de bloquer les utilisateurs ou est-ce qu'ils étaient eux aussi un peu dans la sauce ? Est-ce que c'est l'avènement de Occupy WallStreet 2.0, version lulz?

On va se calmer. Tout d'abord, des shorts squeezes, ça arrive. C'est une mécanique connue et reconnues des marchés financiers. Oui, Parfois ça envoie des gens en prison, d'accord. En 2008, un short squeeze a eu lieu en Allemagne lorsque "Porsche" et Volkswagen essayaient de prendre contrôle l'un de l'autre à travers des offre d'achat publique dite "hostile", provoquant la monter de l'action de Volkswagen de 210 euros à plus de 1000 en deux jours.

Ensuite, même si j'adore l'histoire du groupe de millénial allant sur reddit pour voir où investir et en profiter pour se venger de wallstreet, ils payeront pour la crise financière de 2008, les grands gagnants de cette histoire, c'est surtout... les grosses banques d'investissements. Regardons qui possèdent le plus d'actions GameStop. Fidelity Management, BlackRock Fund Advisors, Vanguard, Susquehanna Financial Group... Je pourrais continue comme ça mais tout ça pour dire que y'a pas "Jean miche miche" de Reddit. 15% de GameStop est possédé par des individus... dont environ 10% par Ryan Cohen. Le mec du début.

Intéressons nous à Robinhood. Cette application permet à tous d'investir dans des produits financiers assez sophistiqué et de profiter ainsi des effets de levier inaccessible aux simples mortels que nous sommes. Comment Robinhood se fait de l'argent ? En revendant les données des utilisateurs lambdas aux hedge funds et aux banques d'investissements. Est-ce que c'est pour protéger les copains qu'ils ont bloqué les utilisateurs cherchant à acheter du Gamestop ou c'était le temps de régler des problèmes d'exposition aux risques face à la montée exponentielle des utilisateurs ? On le découvrira bien assez tôt, je pense qu'on sera tous un peu déçu de la banalité de la réponse.

Est-ce que la popularité des applications d'investissements couplé à la globalisation des réseaux sociaux a créé entièrement ce short squeeze. J'en doute. Est-ce qu'ils ont eu un effet non négligeable ? Surement. Qui sont les grands gagnants au final ? Je ne sais pas. Qui est le grand gagnant quand des millions de gens vont dans un casino ? Ceux qui misent sur le bon chiffre à la roulette ? Ceux qui vont tout perdre ? Le croupier ? Le casino ?

La classe politique va-t-elle en profiter pour essayer de règlementer les marchés ? Affaire à suivre.

 

Awa: Facebook oversight Board

Je continue sur mes sujets préférés : la régulation des internets. gif de sponge bob qui fait un arc en ciel.

Cette semaine, derrière toute la poussière levée par WSB et gamestop, une info est un peu passée inaperçue.

Case Number 2021-001-FB-FBR . C'est le numéro assigné par l'oversight board de facebook à la décision de bannir Donad Trump de la plateforme.

Tu te souviens, Le 6 janvier 2021, le Congrès se réunissait au Capitole américain à Washington D.C. pour certifier les résultats de l'élection présidentielle de 2020. Plus tôt dans la journée, le président américain de l'époque, Donald Trump, a participé à un rassemblement près de la Maison Blanche à Washington D.C., où il a parlé de la nécessité de "se battre comme un diable" et a déclaré : "nous allons au Capitole". Nombre des participants au rassemblement ont ensuite défilé sur le bâtiment du Capitole américain. Lors des émeutes qui ont suivi et qui ont fait cinq morts, deux contenus ont été publiés sur la page Facebook du président Trump, qui compte 35 millions d'adeptes. Le premier a également été publié sur son compte Instagram, qui compte 24 millions d'adeptes.

Dans ces 2 posts, il continue à affirmer que l'élection a été volée et qu'ils ont eu ont raison de "strom the capitol" comme ils disent.

Facebook a retiré les 2 posts pour avoir voir violé sa règle sur les "personnes et organisations dangereuses" dans le cadre de sa politique interdisant l'éloge, le soutien et la représentation d'événements que Facebook désigne comme en violation de cette règle. Aussi, Facebook avait mis en place une interdiction de 24 heures sur la capacité de Trump à publier sur Facebook ou Instagram lorsqu'il a supprimé le deuxième message.

Le 7 janvier 2021, après un nouvel examen des messages de Trump, de ses récentes communications en dehors de Facebook et d'informations supplémentaires sur la gravité des violences au Capitole, Facebook a "prolongé le blocage" de ses comptes "indéfiniment et pour au moins les deux prochaines semaines jusqu'à ce que la transition pacifique du pouvoir soit terminée".

Aujourd'hui Facebook a fait appel au board pour autour de 2 questions :

Était-ce une bonne décision d'interdire à Donald J. Trump l'accès à la publication de contenu sur Facebook et Instagram pour une durée indéterminée ?

Des observations ou les recommandations de la Commission sur les suspensions lorsque l'utilisateur est un dirigeant politique

Avant d'aller plus loin, est-ce que tu sais ce qu'est le overboard commitee?

En novembre 2018, Facebook a proposé de créer un conseil de surveillance du contenu qui prendrait les décisions de modération du contenu sur la plateforme. En gros, améliorer l'équité du processus d'appel, apporter une vision externe à l'organisation et améliorer la transparence.

Zuckerburg a initialement décrit le Conseil de surveillance comme une "Cour suprême", étant donné son rôle dans les procédures de règlement, de négociation et de médiation. Ce board a la capacité d'annuler les décisions de modération de contenu en appliquant les politiques de Facebook et en tenant compte de l'intérêt public.

Le Conseil de surveillance est modelé sur le système judiciaire fédéral des États-Unis, car le Conseil de surveillance donne une valeur de précédent aux décisions précédentes du Conseil. Tu sais dans les films quand tu entends Bush v. Gore, ou Buckley v. Valeo? Ce board pourra faire la même chose pour faire appel à des décisions qui ont été marquantes.

En 2019, Facebook a reçu un projet de charte pour le conseil d'administration et a commencé une période de consultations publiques et d'ateliers avec des experts, des institutions et des personnes du monde entier. Quelques mois plus tard En juin 2019, Facebook a publié un rapport de 250 pages résumant les conclusions de la période de consultation publique et a annoncé qu'il était à la recherche de personnes pour siéger au conseil d'administration de 40 personnes..

Elle a commencé à entendre des affaires le 22 octobre 2020.

Quelques noms de personnes qui forment ce comité:

un ancien juge fédéral et expert en liberté religieuse Michael McConnell,

un expert en droit constitutionnel Jamal Greene,

une avocate colombienne Catalina Botero-Marino

l'ancienne première ministre danoise Helle Thorning-Schmidt.

la directrice exécutive d'Internet Sans Frontières Julie Owono,

l'avocat pakistanais des droits numériques Nighat Dad

Parenthèse, il leur a fallu 2 ans pour le créer, ne venez plus me dire que le service public est lent.

La meilleure partie dans cette histoire, et toi qui est team contre soirée, pourra apprécier, c'est qu'il existe un "Real Facebook Oversight Board". Devine qui est à sa tête?

Shoshana Zuboff! author of "The Age of Surveillance Capitalism: The Fight for a Human Future at the New Frontier of Power, mais aussi Ruha Benjamin, Saafya Noble, une ex agente de la CIA, des militants pour les droits de l'homme, un membre du parlement anglais, etc.

Dans leur dernière publication publiée le 12 janvier 2021, ils ont exigé de Facebook plusieurs actions :

Le retrait permanent de Donald Trump de Facebook & Instagram et la suppression de tous les messages et contenus.

Un audit immédiat par un organisme indépendant de toutes les autres personnalités publiques et dirigeants mondiaux dont le contenu a été signalé comme incitant à la violence.

La suppression immédiate de tous les messages liés à "Stop the Steal" et autres qui incitent encore à la violence, avant l'inauguration de la semaine prochaine.

Un système public codifié qui rend transparent le système d'application de Facebook. Il doit y avoir un système de radiation clairement défini en accord avec la mise à jour de l'intégrité civique de Twitter.

Revenons au real real oversight board. Si j'en parle c'est parce que le board a lancé une consultation publique sur les décisions prises par Facebook sur le cas Trump. L'idée est d'avoir l'avis d'autres individus et instutions sur la façon de gérer ce genre de situations et de les ajouter à leur décision.

Vous avez jusqu'à je ne sais pas quand, ce n'est pas précisé sur le site pour donner votre avis.

Je salue l'effort engagé dans cette remise en cause des actions de facebook. Comme dis la dernière fois, too little too late.

En parallèle de ce bel engagement, en Irlande, les modérateurs de contenus, qui ne sont pas des leaders de leurs domaines mais des gens normaux, se battent aujourd'hui pour réclamer de pouvoir travailler de leur domicile.

Il semblerait que l'entreprise force ses modérateurs (dont le travail sera revu par ce board) à retourner travailler dans des bureaux alors que les employés de l'organisation travaillent de leurs domiciles.

En août 2020, Facebook a annoncé que les employés pourraient travailler à domicile jusqu'en juillet 2021. Deux mois plus tard, les modérateurs de contenu travaillant pour le sous-traitant CPL à Dublin ont été priés de retourner au bureau. L'entreprise les avait classés comme des travailleurs essentiels, selon The Guardian. Les sous-traitants à haut risque étaient exemptés, mais ceux dont les membres de la famille étaient vulnérables devaient s'y conformer. Les modérateurs avaient auparavant été informés que le bureau fermerait pendant 72 heures s'il y avait un cas COVID-19 confirmé. Mais The Guardian a indiqué qu'après trois cas, le bureau restait ouvert.

Pour conclure, je cite Kate Klonick, professeur adjointe de droit à la faculté de droit de l'université de St. John's, qui a passé 18 mois à suivre l'équipe interne de Facebook chargée de mettre en place le conseil de surveillance afin qu'elle puisse documenter ce processus.

C'est une chose totalement folle d'avoir une cour mondiale essentiellement privée qui régit les droits publics pour une plate-forme d'entreprise privée indépendante. Je pense vraiment que cela pourrait être un nouveau départ où nous arrivons à un point de basculement dans une nouvelle structure permanente de pouvoir avec ces entreprises technologiques. Un pouvoir que nous n'avons jamais vraiment vu auparavant, dans lequel ces sociétés transnationales contrôlent l'infrastructure de communication dans le monde entier. Elles sont aussi puissantes - ou plus puissantes - que les pays. Je pense que c'est la réalité sur laquelle la plupart des gens n'ont pas encore vraiment fait le tour de leur esprit.